Par Pestoune
Frankie Mc Grath, 20 ans et fraîchement sortie de l'école d'infirmière, décide de s'engager dans le corps des infirmières de l'armée pour suivre son frère au Vietnam. L'armée de terre est la seule à engager de jeunes infirmières sans expérience. A peine arrivée à Saïgon, Frankie se trouve confrontée à l'horreur de la guerre. Un engagement de 2 ans où elle donnera le meilleur d'elle même et dépassera largement ce qu'elle pensait être ses limites. Elle affronte les bombardements, les tirs de mortier tout en soignant les blessés ou en accompagnant les mourants, afin qu'ils ne quittent pas ce monde seuls. Personne n'est préparé pour affronter de telles horreurs, les amputations, les brûlures du napalm ou de l'agent orange, les blessures dues aux balles, aux grenades, aux explosions. Mais Frankie a appris à être efficace, rapide, de juger la situation et agir au mieux. Deux ans intenses où elle se sera construite autrement.
A son retour, elle n'est pas préparée aux crachats des anti-guerres, au rejet de son père. Commence pour Frankie une longue descente aux enfers où les cauchemars et les flash back la hantent au point de s'oublier dans l'alcool. Lorsqu'elle ressent l'urgence d'une aide extérieur, elle s'adresse à un centre de reconstruction des vétérans. Et elle y entend une phrase destructrice, il n'y a pas de femmes au Vietnam. Elle comprend que les infirmières sont les grandes oubliées de cette guerre. Il faudra attendre dix ans après la fin de la guerre du Vietnam pour qu'elles soient enfin honorées. On commence à peine à cette époque, à parler de stress post-traumatique. La prise en charge des hommes est difficile. Celle des femmes est inexistante.
Un roman bouleversant qu'on n'arrive pas à lâcher. C'est de l'émotion pure, on ne peut pas ne pas verser des larmes à la lecture. Un énorme coup de coeur pour ce roman. L'écriture de Kristin Hannah est si juste, si forte que cet hommage qu'elle rend aux infirmières de guerre est grandiose.
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