Par Pestoune
/image%2F0804978%2F20250424%2Fob_7dfd62_hugo-hamilton-comme-personne.jpg)
Il y a deux vérités qui se coupent dans ce livre, les deux ont à voir avec l’identité de Gregor, un musicien allemand. Pendant la seconde guerre mondiale, des familles ont été séparées, des membres ont été enlevés à l’amour des leurs, d’autres ont trouvé une nouvelle famille. Dans ce contexte, il y a Gregor. Toute sa vie il a été persuadé qu’il n’était pas le fils de ses parents mais un enfant accueilli pour remplacer le garçon perdu, un enfant juif. Ce sentiment, cette certitude va l’éloigner des siens et va l’emmener dans une quête d’identité qui ne trouvera sans doute jamais de réponse. Comment se construire quand il nous semble ne pas être à sa place, ne pas être celui qu’on voudrait qu’il soit. Gregor va passer sa vie à se chercher au point de se perdre et de passer à côté des siens. Cette quête de lui va-t-elle l’amener à des réponses qui lui apporteront l’apaisement ? Et cette certitude d’être de confession juive, n’est-ce pas un moyen d’expurger la culpabilité de la nation allemande face aux juifs ? C’est tout le sens de ce roman.
Un roman prometteur et pourtant au fil des pages, j’ai la sensation que l’auteur est passé à côté de son personnage, le rendant ennuyeux, presque insupportable dans son enfermement. Quel dommage.
Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog