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Début de sa vie
Qui se souvient de Colette Magny, cette auteur-compositeur-interprète libertaire, figure de la chanson engagée dans les années 1960-1980.
Colette Magny, née le 31 octobre 1926 dans le 4e arrondissement de Parisn est la fille de Georges Magny, chef de service de maison d'alimentation, et de Fernande Collas, qui devient comédienne après son veuvage à plus de cinquante ans en travaillant sous le nom de Ferna Claude.
Jusqu'à l'âge de 30 ans, Colette était secrétaire bilingue à l'OEDE (Organisation européenne de coopération économique) et ne s'occupait guère de politique. "Jusqu’à l’âge de 30 ans, je n’avais pas lu un journal. C’est dire que mon éveil politique, il a été tardif. C’était pendant la guerre d’Algérie, en 56, à propos d’une bagarre dans la rue [de Grenelle, sous ses fenêtres]. Ce qui m’a surprise, ce n’était pas la bagarre [entre l’extrême droite et des militants de gauche non-communiste, avec des actes racistes], mais la non-intervention de la police" dit-elle Dès lors, elle fut prise par une soif de comprendre
Mélocoton, sa première chanson
Sa carrière
Son emploi lui permet d’approfondir son anglais et de connaître les chansons nord-américaines, mais également de fréquenter toute une bande de fans de Jazz, dont Claude Luter.
Ainsi à 36 ans, elle démissionne et commence à chanter professionnellement.
En 1962, repérée par Mireille alors qu'elle chantait dans un cabaret, elle connaît ses premiers succès en passant au « Petit conservatoire de Mireille », dans laquelle sa voix est remarquée. Surnommée alors la Ella Fitzgérald française, elle signe avec une maison de disque et produit Melocoton qui fut son grand tube.
Si elle interprète de grands textes d'auteurs connus mais aussi des reprises, elle compose beaucoup pour des causes politiques : la condition des ouvriers, Cuba, le Vietnam, Mai 68....
Des chansons de plus en plus engagées, pour rappeler que les « Trente glorieuses » ne le furent pas pour tout le monde. Mais aussi des chansons tendres parlant de la vie des humbles.
Sur le plan musical, si elle puise ses influences dans la culture noire américaine des standards du blues jusqu’au jazz expérimental, elle explore également dès ses débuts l’univers des musiques contemporaines
En 1973, son album Feu et rythme obtient le grand prix de l'académie Charles Cros.
C’est toujours vers le monde populaire que son regard se tournait. « Dans la famille coup de poing, Ferré c’est le père, Ribeiro la fille, Lavilliers le fils. Et moi la mère ! » aimait dire cette artiste engagée.
Elle vit ses dernières années à Verfeil-sur-Seye (Tarn-et-Garonne) et y fonde l'association culturelle Act'2, dont le festival Des Croches et la Lune a fêté ses 20 ans en 2007.
Elle a abandonné les droits de son œuvre à la Fondation de France pour permettre la lutte contre la Sida.
Elle est décédée le 12 juin 1997 à Villefranche-de-Rouergue (Aveyron)
Cette reprise de la célèbre chanson par Colette Magny est une véritable pépite
Sources :
https://maitron.fr/magny-colette-marie-armande-eugenie/
https://casesdhistoire.com/colette-magny-chanteuse-engagee-contre-vents-et-marees/
La vision de la vie carcérale par Verlaine... Le ciel est, par-dessus le toit...
« Les Tuileries - Chansons des deux barbares » (extrait), Victor Hugo (1802-1885)
Pour en entendre plus la playlist YouTube Colette Magny
https://www.youtube.com/playlist?list=PLRRL4fMIlWqatB2N166_d2H7Nknu1G9rV
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