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    Dans ce monde où la douleur est le lot de tous, j’ai voulu partager cet extrait en espérant qu’il trouve un écho favorable chez tous les souffrants et leur donne une piste pour vivre la douleur différemment.

     

     

    La douleur physique est une expérience à laquelle nous devons tous faire face dans notre vie. Or, la réaction subjective qu’elle suscite varie, de façon importante d’un individu à un autre. La sensation douloureuse peut, par exemple être considérablement amplifiée par le désir anxieux de la supprimer. La plus bénigne des douleurs devient alors insupportable. En revanche, les maux chroniques sont mieux supportés lorsqu’on modifie son attitude devant la douleur et qu’on lui donne un sens.

    Les recherches en neurosciences ont montré la part importante que joue l’interprétation des sensations dans l’expérience de la douleur. Certaines ont porté sur des volontaires qui recevaient régulièrement des stimuli sur le bras, parfois assez douloureux, et parfois beaucoup moins. Chaque fois, les chercheurs leur demandaient d’évaluer l’intensité de la souffrance ressentie. Au bout de quelques jours, ils ont annoncé aux volontaires qu’ils allaient recevoir un stimulus de forte intensité, alors qu’ils n’envoyaient, en fait, qu’une stimulation de faible intensité, et vice versa.  Or il s’est avéré que l’annonce d’un stimulus puissant a fait ressentir comme douloureux un stimulus de faible intensité et, inversement, que l’annonce d’un stimulus de faible intensité a fait que les sujets ne percevaient pas comme douloureuse une stimulation qui d’habitude provoque une douleur intense.

    L’anticipation de la gravité ou de l’innocuité de ce qui va être ressenti joue donc un rôle prépondérant dans l’expérience de la douleur. D’une manière plus générale, l’effet placebo (quelque chose qui nous fait du bien parce que nous en attendons du bien), ainsi que l’effet nocebo (quelque chose qui nous fait du mal  parce que nous en attendons du mal) confirment l’influence qu’a  l’esprit sur le corps et sur la qualité de notre expérience.

    L’appréciation de la douleur dépend donc en grande partie du fonctionnement de l’esprit. Nous supportons mieux des douleurs dont la durée et l’intensité sont prévisibles, ce qui nous permet d’être prêts à les recevoir et donc à mieux les gérer, que des douleurs dont l’intensité risque d’aller croissant, et dont la durée est inconnue. Si une douleur échappe complètement à notre contrôle et que nous pensons qu’elle durera indéfiniment, notre esprit risque fort d’être alors submergé par la souffrance.

    Par ailleurs donner un sens à la douleur permet de mieux la supporter. C’est le cas si nous pensions qu’elle nous apportera un plus grand bien. Nous acceptons, par exemple, les effets secondaires d’un traitement médical parce qu’il nous donne l’espoir de guérir. On peut aussi assumer une douleur pour le bien de quelqu’un d’autre.  Telle est la situation d’un parent ou d’un ami prêt à donner son sang ou un organe pour sauver la vie d’un proche. Il en est de même des douleurs parfois intenses subies par le sportif qui s’entraîne. Il les accepte pleinement dans le but d’améliorer ses performances. Certains athlètes affirment que plus la douleur est forte, plus ils l’apprécient car elle les renseigne sur l’intensité de leur entrainement. Ces mêmes sportifs seront affectés bien plus négativement par une douleur imprévue qui n’a pour eux aucune valeur, comme par exemple celle d’une blessure au cours de l’entraînement. Le fait de donner ainsi un sens à la douleur nous confère un pouvoir sur elle et élimine l’anxiété liée au sentiment de désarroi et d’impuissance. En revanche, si nous réagissons par la peur, la révolte, le découragement, l’incompréhension ou le sentiment d’impuissance, au lieu de subir un seul tourment, nous en cumulons plusieurs.

    Les cas les plus difficiles sont les douleurs chroniques, vives et persistantes qui prennent constamment le pas sur les autres sensations. La douleur domine alors notre esprit et notre relation au monde, accompagnant chaque pensée et chaque acte. J’ai entendu dire par un malade : « Une puissante douleur chronique est comme une pierre lancée dans un étang : les ondes se répandent dans notre vie tout entière. Il n’y a nulle part où s’enfuir. »

    Toutefois, une douleur peut être intense sans pour autant détruire notre vision positive de la vie. Si nous parvenons à acquérir une certaine paix intérieure, il est plus facile de maintenir notre force d’esprit ou de la retrouver rapidement, alors même que nous nous trouvons confrontés à des circonstances difficiles.

    Certains êtres qui ont survécu à un accident, à la torture ou à d’intenses douleurs d’un autre ordre, affirment quelque temps plus tard, se sentir « plus humains », et témoignent d’une appréciation plus profonde du monde qui les entoure, de la beauté de la nature et des qualités des êtres qu’ils rencontrent.

    Ils disent « considérer chaque moment de l’existence comme un trésor inestimable ».

    Comment, dès lors, prendre en main la douleur au lieu d’en être la victime ? Si l’on ne peut lui échapper, mieux vaut l’utiliser que la repousser. Que l’on sombre dans le découragement le plus total ou que l’on conserve sa force  d’esprit et son désir de vivre, dans les deux cas la douleur est toujours présente, mais dans le second cas on est capable de préserver sa dignité et sa confiance en soi, ce qui fait une grande différence.

    A cette fin, le bouddhisme enseigne différentes méthodes. Nous en expliquerons quatre. La première consiste à observer simplement la douleur sans l’interpréter, dans un état de pleine conscience. La seconde fait appel à l’imagerie mentale. La troisième permet de transformer la douleur en s’éveillant à l’amour et à la compassion, et la dernière consiste à examiner la nature de la souffrance et, par extension, celle de l’esprit qui souffre.

    Méditation

    La pleine conscience

    Comme il est expliqué dans le texte suivant, observons avec l’esprit tout entier la sensation de douleur, sans l’interpréter, la rejeter ni la craindre. Plongeons-nous dans l’expérience du moment présent. La sensation conserve alors son intensité, mais perd son caractère répulsif. 

    Sources d’inspiration

    « La plupart d’entre nous considère la douleur comme une menace pour notre bien-être physique. Or, si nous la laissons nous préoccuper, elle ne fait que s’intensifier. En revanche, si nous la prenons comme objet de méditation, elle devient un moyen d’accroître la clarté de notre esprit. » 

    Yongey Mingyour Rinpotché

     

    Comment procéder pour faire de la douleur un objet de méditation ?

    « Une conscience pure et non obstruée de cet événement la ressentira comme un flux d’énergie, sans plus. Aucune pensée. Aucun rejet. Simplement l’énergie (…) Mais le mental conceptualise des expériences telles que celle de la douleur. Vous vous retrouvez en train d’y penser en tant que « douleur ». C’est un concept. C’est une étiquette, quelque chose d’ajouté à la sensation elle-même. Et vous construisez une image mentale de la douleur, en la voyant comme une entité (…) Très vraisemblablement, vous vous retrouverez en train de penser : « J’ai une douleur à la jambe. » « Je » est un concept. C’est quelque chose d’extérieur ajouté à l’expérience pure.

    Lorsque vous introduisez « je » dans le processus, vous établissez une discontinuité conceptuelle entre la réalité et la conscience sans ego qui la voit. Des pensées telles que « moi », « mon », « à moi » n’ont aucune place dans la conscience directe. Ce sont des ajouts étrangers, de caractère trompeur. Lorsque vous faites intervenir « moi » dans le jeu, vous vous identifiez à la douleur. L’effet est de la renforcer. Si vous laissez le « je » en dehors de l’opération, la douleur n’est pas douloureuse. C’est simplement un pur flux d’énergie ».

    Bhante Henepola Gunaratna

     

    Le pouvoir de l’imagerie mentale

    Visualisons un nectar bienfaisant, lumineux, qui imprègne l’endroit où la douleur est la plus pénible, la dissout peu à peu et finit par la transformer en une sensation de bien-être. Puis ce nectar emplit le corps tout entier et la sensation douloureuse s’estompe. Si la douleur augmente en intensité, renforçons d’autant la puissance du nectar, en pensant que chaque atome de douleur est maintenant remplacé par un atome de bien-être ;. Transmuons ainsi l’essence même de la douleur en félicité.

     

    La force de la compassion

    Engendrons un puissant sentiment d’amour altruiste et de compassion pour tous les êtres, puis pensons : « J’aspire tant à ne plus souffrir !  Mais d’autres que moi sont affligés par des peines comparables aux miennes, et parfois bien pires. Comme j’aimerais qu’ils puissent, eux aussi, en être libérés ! » Notre douleur n’est plus ressentie alors comme une dégénérescence ou un événement accablant. Imprégné d’altruisme, nous cessons de nous demander avec amertume : « Pourquoi moi ? »  Lorsque nous sommes totalement absorbés par nous-mêmes, nous sommes vulnérables et devenons facilement la proie du désarroi, de la contrariété, du sentiment d’impuissance ou de l’angoisse. Si au lieu de cela, nous éprouvons une forte empathie et une bienveillance inconditionnelle devant la souffrance d’autrui, la résignation fait place au courage, la dépression à l’amour, la petitesse d’esprit à une ouverture envers tous ceux qui nous entourent.

     

    Contempler la nature même de l’esprit

    Contemplons simplement la douleur. Même si sa présence est lancinante, demandons-nous qu’elle est sa couleur, sa forme ou toute autre caractéristique immuable. On s’aperçoit que ses contours s’estompent à mesure qu’on tente de la cerner. En fin de compte, on reconnaît qu’il y a, derrière la douleur, une présence consciente, celle-là même qui se trouve à la source de toute sensation et de toute pensée. Détendons notre esprit et essayons de laisser la douleur reposer dans la pleine conscience, libre de toute construction mentale. Cette attitude nous permettra de ne plus en être la victime passive, mais, peu à peu, de faire face et de remédier à la dévastation qu’elle provoque dans notre esprit.

     

    Ce n’est certes pas facile, mais l’expérience montre que c’est réalisable. Nous avons connu nombre de méditants ayant eu recours à cette méthode lors de maladies terminales particulièrement douloureuses. Ils semblaient remarquablement sereins et relativement peu affectés par la douleur. Francisco Varela, chercheur de renom en sciences cognitives, qui avait pratiqué la méditation bouddhiste pendant des années, m’a confié, quelques semaines avant sa mort d’un cancer généralisé, qu’il arrivait à demeurer presque tout le temps dans la présence éveillée de la pleine conscience. La douleur physique lui semblait alors lointaine et ne l’empêchait pas de conserver sa paix intérieure ; Il n’avait d’ailleurs besoin que de très faibles doses d’analgésiques. Il a su préserver cette lucidité et cette sérénité contemplative jusqu’à son dernier souffle.

    Matthieu Ricard  extrait de L’art de la méditation

     

    Lotusanim

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  • Mlisse Mélisse : C’est la plante phare pour combattre le stress, la nervosité et accessoirement l’insomnie des personnes tourmentées, de plus elle est hypotensive. Elle est une grande aide pour les personnes ayant de la spasmophilie. De même elle est salutaire pour tous ceux qui ont des problèmes digestifs, y compris ceux qui souffrent de l’intestin irritable.

     

    Radis noir : Les bienfaits du radis noir sur la santé humaine et particulièrement sur les troubles hépatiques et digestifs, sont reconnus depuis bien longtemps. Ce sont ses composés soufrés qui donnent sa saveur piquante et ce sont ces mêmes composés qui agissent sur le corps. Il est recommandé de faire une cure de radis noir et d’artichaut à l’automne pour détoxifier l’organisme.  Mais les vertus du radis noir ne s’arrêtent pas là. Il est aussi efficace pour lutter contre la toux. Il suffit de creuser un trou au cœur du radis noir et de le remplir de sucre candy. Le jus qui en sort est un excellent anti-tussif.

     

    Ravintsara : Cette fois il s’agit d’une huile essentielle. Elle fait partie pour moi de l’indispensable pour combattre les refroidissements. Elle est anti microbienne, stimulante du système immunitaire, expectorante. Aux tous 1ers signes de refroidissement, je prends 3 gouttes sur un sucre. Cela suffit pour enrayer le plus souvent la maladie. Si toutefois, vous n’avez pas pu agir en préventif, l’huile essentielle de ravintsara vous aidera à combattre les infections ORL.  En inhalation, en massage (diluée dans une huile végétale, surtout jamais pure) de la plante des pieds et du bas du dos, dans un bain (diluée dans une base neutre), en diffusion, ou en respirant un mouchoir sur lequel on a mis une ou deux gouttes, tous ces moyens vous aideront à surmonter les infections de la sphère ORL. Et même en cas d’otite en appliquant une goutte derrière l’oreille (jamais dedans). C’est vraiment très efficace. 

     

    Reinedesprs Reine des prés : Belle vivace poussant dans les prairies humides, elle se fait sentir en embaumant le coin dès sa floraison. On se sert des fleurs, des jeunes feuilles et même du rhizome. Sa richesse en acide salicylique (l’aspirine) en fait un atout pour une tisane antigrippale car elle fait baisser la fièvre. Mais elle est aussi un puissant diurétique et aide l’organisme à drainer toutes les rétentions liquidiennes.

     

    sauge Sauge : Les feuilles de ce petit arbrisseau sont récoltées pour un usage médicinal depuis l’Antiquité. D’ailleurs un très ancien proverbe dit : « Qui a de la sauge dans son jardin n'a pas besoin de médecin ». Elle s’utilise pour les affections gastriques, intestinales, inflammatoire de la sphère ORL, contre la toux, les sueurs nocturnes. C’est aussi  la plante pour le bien-être féminin que ce soit lors de la période menstruelle ou lors de la ménopause.

     

    Thym : On ne présente plus le thym, présent dans toutes les cuisines. La tisane par excellence en cas de refroidissement ; en effet le thym est salutaire contre la toux, la bronchite, l’angine, le rhume, toutes les affections ORL et les états grippaux mais aussi pour aider les digestions difficiles.  Il stimule les défenses immunitaires et de plus est antiseptique ce qui explique son efficacité.

    Contre la bronchite : Plongez 2 cuillères à soupe de thym dans un bol d’eau bouillante.  Penchez-vous au-dessus du bol, la tête recouverte d’une serviette et respirez profondément les vapeurs.

    Contre les maux de gorge : Tisane en gargarisme

    Contre les refroidissements : Tisane en bains de pieds

    Et buvez 3 à 4 tasses de tisane par jour à chaque refroidissement ou pour aider à digérer. C’est vraiment salutaire.

     

    DSC02091 Tilleul: Un magnifique arbre que l’on trouve dans de nombreux parcs.  Au Moyen-Âge les tilleuls étaient plantés un peu partout dans les villes et la récolte appartenaient aux hôpitaux. On se sert des fleurs et/ou de l’aubier. Son infusion  est fortement recommandée pour soigner les rhumes. Elle est aussi apéritive, diurétique et sédative.

     

    trflerouge Trèfle rouge : C’est la plante pour avoir une ménopause tranquille par son action oestrogénique, sous réserve de ne pas avoir de problème de thyroïde, auquel cas, il vous faudra demander son avis à votre endocrinologue. Mais elle est aussi une aide précieuse pour la prévention des maladies cardiovasculaires et de l’ostéoporose. On utilise aussi l’infusion de trèfle rouge contre la bronchite, la toux et l’enrouement.

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  • Coccinellesurlabruyre136178238318 Bruyère : Cet arbrisseau vivace très répandu en Europe est très utile pour les cystites, infections urinaires et pour vous messieurs en cas d’hypertrophie de la prostate. Ces vertus sont d’être à la fois diurétique, anti-inflammatoire, antiseptique. On se sert des sommités fleuries. En général on associe à la bruyère un autre diurétique : l’orthosiphon ou thé de Java.

     

    calendula Calendula : C’est le souci que l’on trouve dans nos jardins.  On l’appelle aussi le safran du pauvre parce que l’on se sert de la fleur en cuisine pour colorer les plats. C’est une plante qui essaime seule et facilement. On la retrouve facilement sans l’avoir voulue, pour peu qu’un voisin en ait semé dans son jardin. Le calendula est une plante tinctoriale qui donne un colorant non toxique servant à teinter les textiles mais aussi à renforcer la couleur jaune du beurre. On trouve son utilisation depuis l’Antiquité et un peu chez tous les peuples du monde.

    On s’en sert beaucoup en cosmétique (y compris et surtout pour les bébés) grâce à ses vertus anti-inflammatoires et apaisantes pour la peau. Le calendula, sous forme de crème ou de pommade, est salutaire pour les peaux gercées en hiver, pour apaiser les coups de soleil, les brûlures.

     

    Camomillesauvage Camomille : On trouve la camomille sauvage aussi bien en Europe, qu’en Asie ou en Amérique du nord. On se sert des sommités fleuries. L’huile essentielle de camomille a la particularité d’être bleue claire. Elle est très utilisée chez les enfants. Ses vertus sont nombreuses. La plus connue est sa propriété sudorifique et calmante, véritable panacée en cas de grippe. Mais elle soulage également les troubles gastro-intestinaux et les diarrhées, est aussi un excellent anti-inflammatoire.  Elle a aussi une action désinfectante des blessures légères en application externe.

     

    cassissier Cassissier : Petit arbuste originaire d’Asie, le cassissier est cultivé dans les jardins. Son fruit, le cassis, est particulièrement riche en vitamine C. On se sert principalement des feuilles, saines bien entendue. Froissées et appliquées sur les piqûres d’insectes, elles apaisent la douleur.  Elle a des propriétés diurétiques, sudorifiques, anti-diarrhéiques, et antirhumatismales.  Les feuilles de cassissier favorisent la souplesse et la mobilité des articulations.

     

    Cerisier : Ici c’est de la queue de cerises dont je veux parler. En tisane, c’est le diurétique le plus connu. En faire une cure régulièrement, détoxifie votre organisme. La tisane aux queues de cerises est une aide aussi lorsque vous décidez de perdre du poids.

     

    Chou blanc : Dans la catégorie des légumes ayant des vertus médicinales, le choublanc  tient une bonne place. Est-il besoin de présenter ce légume ? Nous le connaissons tous. S’il a de bonnes vertus nutritives, il apporte aussi un large éventail de bienfaits au point de vu médicinal. Le chou est un véritable don du ciel pour la bonne santé. Il est riche en fibres excellents pour les transits difficiles,  en  de nombreux minéraux dont le potassium, d’oligo-éléments, en vitamines.

    Il est réputé pour être reminéralisant, tonifiant, désinfectant, il renforce les défenses naturelles, est un antiseptique pulmonaire, lutte contre les ulcères gastriques, les douleurs musculaires, la goutte.

    C’est un antiseptique qui soulage maladie de peau, ulcères, réputé pour protéger le système cardio-vasculaire et les recherches les plus récentes en font un excellent protecteur du colon contre le cancer.

    Pour soulager les articulations douloureuses rhumatismales, prenez des feuilles de chou (bio) que vous aurez lavées, enlever les grosses côtes, bien les écraser en appuyant bien fort avec un rouleau à pâtisserie ce qui va libérer les sucs. Si vous êtes soulagés par du froid, utilisez votre cataplasme tel quel. Si vous êtes soulagés par du chaud, posez-le sur une plaque du four et laissez le chauffer légèrement à la température la plus basse quelques minutes.  Déposez ce cataplasme sur une ou deux feuilles de chou entières (sans les côtes) puis sur les articulations, entourez le tout d’une bande de gaze ou d’un linge. Et laissez agir aussi longtemps que vous le souhaitez voire toute une journée ou toute une nuit. Renouvelez les cataplasmes aussi souvent que vous le souhaitez.

    Ce cataplasme est tout aussi efficace si vous avez des maux de tête ou une insolation en le déposant sur le front et sur la nuque ; contre les maux de gorge en l’appliquant sur la gorge.

     

    chinace Echinacée : Cette fleur vivace très connue dans les jardins est originaire d’Amérique du Nord. Les Amérindiens s’en servaient énormément pour leurs nombreuses vertus notamment contre les refroidissements et les morsures de serpent. Elle est particulièrement immunostimulante. Au moindre signe de refroidissement dans la sphère ORL ou de cystite, il faut prendre de l’échinacéé toutes les 2 hrs lors de la 1ère journée (c’est ce que l’on appelle la dose de charge) puis diminuer la dose jusqu’à la disparition des symptômes.

    En tisane (jusqu’à 6 tasses/jour), en décoction (3 tasses/jour), sous forme de suc, de teinture ou en capsule, vous avez différentes possibilités d’absorption selon vos goûts.

    fenouilpoilu Fenouil : ou aneth doux est une grande plante vivace cultivée pour ses renflements. Tout y est comestible des racines aux graines. Il est utilisé dans la pharmacopée depuis l’Antiquité et fait partie des ingrédients de la médecine chinoise. Digestion difficile, ballonnement, gaz, le fenouil participe au bien être digestif. Une prise régulière de tisane de fenouil soulage les douleurs des menstrues difficiles et apporte aussi une aide pour la période de la ménopause.

    marronsdIndesMarron d’Inde : Nous sommes nombreux à avoir eu un marronnier dans la cours de récréation. Les marrons nous servaient à faire des travaux manuels. On se sert du fruit, le marron qui est riche en principes actifs combattant les affections circulatoires et cardiaques.  En effet le marron permet aux parois veineuses d’être plus résistantes, il augmente aussi la perméabilité des coronaires. Il est particulièrement utilisé pour le soin des varices et souvent conjointement avec la vigne rouge. 

     

    Mlilot Mélilot : Cette grande plante à fleurs jaunes que l’on trouve partout en France est précieuse en cas de jambes lourdes, de chevilles gonflées. C’est un vaso-tonique très efficace (pour certains plus que le marron d’Inde et la vigne rouge) qui réduit le risque de varices. Cette plante particulièrement appréciée des abeilles (son nom vient de miel), est très agréable à boire en tisane, elle est sucrée naturellement. Mais elle est aussi très efficace contre les bouffées de chaleur de la ménopause. Le mélilot est aussi un tranquillisant léger permettant de combattre les petites insomnies.

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    Les plantes sont d’une grande aide pour les bobos du quotidien, pour les coups de froid, les lendemains de fête… Que ce soit sous forme de tisanes (infusion ou décoction), de jus ou simplement de consommation courante, il y a quelques indispensables à avoir chez soi ou du moins à connaître. Et bien sûr ayez le souci de vous procurer des plantes cultivées de façon bio.

    Voici ma pharmacie idéale :

    Aloeveraflowerwikipdia Aloe vera :Voici pour moi la plante à tout faire : apaisante, adoucissante, cicatrisante, je m’en sers en usage externe pour les plaies, les brûlures (y compris les coups de soleil), soulager les piqûres d’insectes, l’eczéma, en bref tous les problèmes de peau, ainsi que pour soulager les crises hémorroïdaires  mais aussi en cosmétique pour les cheveux qui s’en trouvent fortifiés, pareil pour les ongles mais aussi pour lutter contre le vieillissement de la peau. En usage internel’aloe vera a des effets hypoglycémiants (baisse du taux de glycémie dans le sang) et hypocholestérolémiant (baisse des lipides), lutte contre les troubles gastro-intestinaux : constipation, flatulences, contre les brûlures d’estomac en régulant son acidité et stimule le métabolisme.

    Attention en usage interne, évitez le jus qui perd ses qualités et privilégiez la pulpe d’Aloe Vera obtenu par la technique de stabilisationà froid qui est un gel translucide

    L’Aloe vera est une succulente de la famille des aloès, aux feuilles persistantes, aux racines peu profondes, poussant en touffes et même en colonies résistant à la sécheresse grâce à ses feuilles qui se gorgent d’eau  et qui est cultivée un peu partout dans le monde depuis l’Antiquité. C’est dire que ses vertus sont connues depuis plusieurs millénaires (6000 ans) et chez de nombreuses civilisations. Déjà Néfertiti et Cléopâtre s’en servaient comme soin du corps.

     

    Arnicamontana Arnica : Plante montagnarde de la famille des asters, elle se retrouve sur toutes les prairies de montagne en Europe. Elle est connue pour son action rapide et apaisante après un choc, un coup, en cas d’hématome ou de blessures légères et contre les traumatismes musculaires. La plupart des parents connaissent les granules homéopathiques Arnica Montana pour soigner tous les bobos des enfants ainsi que la pommade. Sa richesse en principes anti-inflammatoires fait qu’elle est très utilisée aussi en médecine sportive.

    Attention sa cueillette est très règlementée en Europe, voire même interdite comme en Belgique.

     

    200pxArtichautfleur Artichaut :On ne sait pas grand-chose de ses origines, il semble qu’il soit issu d’un chardon qui aurait été domestiqué sous l’espèce artichaut mais aussi cardon. Son nom vient de l’arabe al-ḫaršÅ«f qui veut dire « épine de la terre ». Qui a déjà planté des artichauts, comprendra aisément ce nom car pour ce qui est des épines, le plant n’en n’est pas dépourvu.

    On le retrouve sur les tables italiennes dès le XVème siècle. Mais les agronomes arabes avaient déjà décrit, dès le Moyen-Âge,  sa culture et sa reproduction par œilletonnage.

    L’artichaut est un vivace ayant une durée de vie de 3 à 4 ans. C’est « sa fleur » en bouton ou plutôt son capitule que l’on consomme. Le capitule est un ensemble de fleurs entouré d’écailles, à la base charnue, pas encore parvenu à maturité.

    Il est reconnu pour avoir une action protectrice sur le foie mais aussi pour faciliter la digestion et aider à lutter contre les ballonnements et les flatulences (ces deux effets apparaissent en début de traitements chez certaines personnes provisoirement). Il a également un effet diurétique important et favorise l’évacuation de la bile.

    Les préparations pharmacologiques d’artichaut (gélules, comprimés, ampoules à boire…) le sont à partir des feuilles.

    Mais vous obtiendrez un bon résultat en consommant l’artichaut cru ou cuit à l’eau ou à la vapeur.

    Attention aux personnes ayant des calculs biliaires. Evitez de prendre des compléments à base d’artichaut et d’autant plus si vous avez les voies biliaires obstruées car celui-ci stimule la production de la bile.

     

    aubpinefruits Aubépine :Petit arbrisseaux épineux à fleurs blanches (un dicton populaire veut qu’il ne gèle plus après la floraison de l’aubépine) et à fruits rouges, l’aubépine se trouve partout sous notre hémisphère. Cet arbrisseau a une longévité impressionnante, il peut en effet vivre plusieurs centaines d’années.  Ses vertus sont connues depuis même avant l’Antiquité. L’aubépine est réputée pour soulager les troubles cardiaques mineurs : palpitations, petites insuffisances car elle agit comme un fortifiant du cœur. Elle permet de combattre l’anxiété, les insomnies légères (associée souvent à la passiflore), certains troubles à la ménopause : bouffée de chaleur, palpitations.

     

    DSC02408 Bouleau : Tout le monde reconnait cet arbre avec son écorce blanche. Il est très répandu partout en Europe dans les bois, dans les parcs… Il essaime très facilement. Surnommé « l’arbre de la sagesse », vénéré par les druides et les chamans, il est considéré comme étant un pilier cosmique, car c’est lui qui est le pont qu’empreinte l’énergie céleste pour rejoindre la terre.  Cet arbre est une mine pour notre santé et toutes ses parties sont utilisables avec des vertus qui leur sont propre mais ayant plus ou moins un lien avec notre système urinaire et rénal.

    Les feuilles  sont un diurétique naturel qui augmente le volume des urines. Elles sont donc préconisées dans le traitement des infections urinaires mais aussi pour aider à l’élimination des calculs urinaires. Elle est aussi préconisée pour soulager les crises de goutte.

    L’écorce sert à soigner les fièvres. Sous forme de décoction, elle sert à soigner la dartre. De récentes publications laissent entendre que l’écorce de bouleau pourrait être une aide pour certains cancers.

    Les bourgeons servent contre les engorgements des ganglions lymphatiques. Sous forme de macérât, les bourgeons soulagent les douleurs articulaires. Par leur action drainante, ils favorisent l’élimination des déchets organique du corps.

    Et enfin la sève de bouleau si abondante au début du printemps, est un cocktail bien être et santé. En cure de 3 semaines minimumà raison d’un verre de 150 ml par jour le matin à jeun, elle élimine toutes les toxines accumulées au cours de l’hiver, purifie et régénère l’organisme. Si vous avez un bouleau chez vous, il est extrêmement facile d’obtenir votre sève. Pratiquez un petit trou à l’aide d’un foret à une vingtaine de cm du sol. Enfilez un tuyau en plastique et placez un récipient dessous. Le bouleau peut donner plusieurs litres de sève au quotidien. Lorsque l’écoulement cesse, comblez le trou par une cheville en bois.

    Attention toutefois aux personnes allergiques, le pollen de bouleau est l’un des plus allergène.

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  • 525208symbolemayaouincadunsoleiloudunetoile18353846.jpg

    En matière de soin, il y a un savoir ancestral qui perdure tant bien que mal à travers toutes les latitudes de la terre. Néanmoins, la médecine dite moderne, imbue de son prétendu savoir, a rejeté ce que les anciens savaient et bien des connaissances ont été perdues avec le décès des anciens.  Aujourd’hui la science découvre que ce savoir recèle des trésors inestimables en matière de soins et surtout un espoir de guérison pour de nombreuses maladies pour lesquelles la chimie ne pouvait rien ou peu.

    Ce documentaire nous montre comment au cœur du Yucatan, un botaniste, don Susanno, tient un savoir ancestral, transmis par son père et son grand père en  médecine traditionnelle. Ainsi par ses connaissances, il aide les chercheurs à établir un codex ethno pharmacologique permettant de créer de nouveaux médicaments à la fois efficace et avec moins d’effets secondaires.  Bien sûr la magie noire ou autre, la ferveur religieuse côtoient intimement la pharmacopée des plantes dans la médecine populaire mexicaine. Mais une profusion de plantes endémiques permet de lutter contre de nombreuses pathologies. Le savoir des guérisseurs est sans conteste. Il date probablement des civilisations précolombiennes. Les aztèques ont même laissé par écrit leur science thérapeutique.

    Bien des scientifiques, aujourd’hui encore, ont mis en doute le savoir populaire et ancestral, persuadés qu’il ne s’agit que d’une affaire de charlatans et de naïfs. Or les différentes expériences ont largement démontré l’efficacité des plantes. Les rencontres avec les guérisseurs amérindiens dans les villages mexicains les plus reculés ont permis de voir à quel point ces hommes et femmes maîtrisent parfaitement la connaissance des différentes pathologies rencontrées, comment ils posent des diagnostiques exacts et enfin proposent une thérapie qui fonctionne. Les extraits de plantes médicinales qu’ils prescrivent, sont parfaitement curatifs. Ils ont une véritable science médicale qu’ils se transmettent de générations en générations.  Mais ce savoir ne se contente pas en l’administration de plantes, il prend le patient en globalité en charge et rejoint la médecine chinoise en cherchant à rétablir une harmonie chez le malade. La médecine des pauvres est plus efficace que l’on ne l’a cru.

     

    Mais pour qu’une plante soit efficace, il y a des données importantes à respecter au moment de sa cueillette : moment de la journée, instant de la floraison…. La pharmacopée de plantes du Mexique est source de beaucoup d’espoir pour bien des maladies, de certains cancers au diabète…

    Une fois encore, nous constatons que la transmission ancestrale est précieuse quoiqu’en pensent certains qui se prétendent scientifiques cartésiens. Les vrais scientifiques gardent toujours l’esprit ouvert.

     

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    Secrets et traditions de la médecine mexicaine par 1234angelevil

     

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