• Hewn - The Animation School

     

    Un père en bois a du mal à soutenir son enfant en métal bien-aimé qui consomme du bois pour survivre. La frustration grandit jusqu’à ce que l’inévitable se produise. Mais même au plus noir de la nuit, il reste une lumière pour que commence une nouvelle vie.

    Une très belle animation émouvante.

     

    https://www.youtube.com/watch?v=cI4MEGOCKaQ

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  • Novembre

     

    Aux taillis où ronronne
    Déjà le vent frileux,
    Les colchiques d'automne
    Ont ouvert leurs yeux bleus,

    Ont vu de tristes choses,
    Les colchiques ont vu,
    Dès l'heure où tout explose,
    La mort rauque à l'affût,

    Ont vu le long des sentes,
    Ont vu passer la peur
    Rampante ou bondissante
    Dans la lumière en fleur,

    Le duvet de la caille
    Qui neige dans les airs
    Et le sang qui se caille
    Sur le thym encor vert,

    Dans la forêt où tonne
    La Mort volée aux dieux,
    Les colchiques d'automne
    Ont refermé leurs yeux.

    Albert Pestour

    "Petit calendrier poétique"

     

    Novembre de Albert Pestour

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  • Bonne fête des défunts à tous ! 

     

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  • Memento Mori (Axolot)

    En cette veille de la fête des défunts, voici une approche de la mort à travers des rites particuliers et d’histoires mystérieuses.

    Dans le village médiéval de St Bonnet le Château dans la Loire détient un secret qui se cache sous son église, la Collégiale. Il s’agit du caveau démoniaque. Les corps y sont momifiés et conservés parfaitement. La datation du Carbone 14 permet de dire que ces corps datent du XVIIè siècle mais personne ne sait qui ils sont et pourquoi ils sont là.

    A Madagascar, une coutume funéraire, le famadihana, ou retournement des morts, consiste à déterrer les morts, à les envelopper cérémonieusement dans des tissus blancs et à les promener en dansant autour de la tombe avant de les enterrer à nouveau avant de recommencer 7 ans plus tard. Car pour que l’âme des morts rejoignent le monde des ancêtres, il faut une corruption complète des corps.

    En Indonésie, les torajas ont aussi un rite funéraire particulier, le ma nene. Tous les ans au mois d’août, les torajas déterrent leurs défunts, les lavent, les coiffent, les habillent puis les promènent pour montrer que les défunts font toujours partis de leur vie.

    Les enfants décédés chez les torajas sont placés au sein d’un tronc d’arbre qui l’engloutira dans sa croissance.

    D’autres rites sont explorés par Patrick Baud qui nous les explique. La mort fait partie intégrante de la vie. Les défunts ne sont pas oubliés par les vivants, ce n’est pas parce qu’ils ne sont plus devant nos yeux, qu’ils n’existent plus pour les proches. Les rites funéraires sont une façon de faire encore partager nos vies à ceux qui nous ont quittés.

    Certains cimetières eux aussi, font part de rites particuliers.

     

    Attention aux personnes sensibles, certaines images peuvent être difficiles à voir.

     

    https://www.youtube.com/watch?v=WZhocuqlSr0

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  • Patricia GAVOILLE  -  La retirada

     

    La retirada c’est l’exode, la fuite des républicains espagnols, leur exil en  France pour la plupart. En 1939 près de 500 000 espagnols républicains ont fuit Franco et c’est l’histoire de quelques-uns d’entre eux qui nous suivront dans ce roman poignant. Nous suivons particulièrement la famille Ruiz,  Rafa le père, Frasquita la mère et leurs 3 enfants.

    Après le difficile passage des Pyrénées, où bien des Espagnols laissèrent la vie, l’arrivée en France attendue comme une libération, se trouve être l’arrivée dans un nouvel enfer. Les militaires sont là à les accueillir comme des criminels. Les hommes sont séparés des femmes et enfants. Ils vont passer des mois sans abris dans le sable des plages.

    Les femmes et les enfants vont se retrouver dans un camp à Miellin dans les Vosges Saônoises abrités dans une usine désaffectée et malsaine sous la garde d’un directeur de camp inhumain et cruel. Entouré de barbelés et de soldats, c’est une prison.

    La dysenterie va ravager une partie de la population du camp. Famine, maladies et manque de tout vont en emporter d’autres.  Il faut se battre au quotidien dans un environnement hostile pour survivre. Heureusement quelques militaires ont conscience que la situation est injuste et anormale et vont essayer d’adoucir au mieux les conditions de vie des femmes et des enfants.

    L’arrivée des Allemands dans cette France désormais en guerre ne va pas arranger les choses.

    Rafa va tout tenter pour retrouver les siens dont il ignore la localisation et dont il n’a plus aucune nouvelle depuis leur séparation forcée.

    Une histoire dure et émouvante. J’ai été complètement happée par cette histoire. J’ignorais tout des conditions de vie des immigrés espagnols. Et je découvre qu’on les a reçus de la même manière avec le même rejet, les mêmes accusations qu’on reçoit les migrants aujourd’hui.  Le temps passe mais l’homme ne change pas.

    Voici le discourt d’accueil du directeur du camp de Miellin lorsque les femmes et les enfants sont arrivés et ont été installés dans des conditions inhumaines :

    « Mesdames, Messieurs, vous êtes ici au camp de concentration de Miellin. Je ne vous souhaite pas la bienvenue, c’est inutile. Vous habiterez ici. Ces bâtiments sont ceux d’une ancienne filature que nous avons nettoyée tant bien que mal. Nous y avons installé des châlits pourvus de paillasses et de couvertures. Vous n’aurez qu’à fignoler le travail si ça ne vous convient pas. Repas Sept heures, midi, dix-neuf heures. Un seau pour l’eau et une tinette par travée. Un poêle aussi.

    Surtout retenez bien ceci : le mieux que vous ayez à faire est de retourner dès que possible chez vous. J’ai sur mon bureau tous les documents nécessaires. Il vous suffit de venir les signer. L’Espagne, franquiste ou pas, est votre pays ! Réfléchissez-y ! La Franche ne vous a pas invités. Elle vous tolère et vous loge. C’est déjà beaucoup. Pour ceux qui vont choisir de séjourner ici, il y a un règlement. Je n’accepterai aucun manquement…

    Juste un point, pour commencer, mais il est fondamental : ici, pas question de promenades ! Personne n’est autorisé à sortir du camp. Je dis bien personne ! J’insiste ! Et ne venez pas me parler d’envoyer vos gosses à l’école du village, de toutes façons, ils n’y comprendraient rien. »

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