• Proudhon être gouverné, c'est...

     

    Bien avant Karl Marx, dès 1851, Proudhon préconisait de faire une vraie révolution sociale, d’abattre le capitalisme et pour se faire il fallait que le prolétariat et la classe moyenne s’unissent.  Il avait compris que l’unité des ouvriers était une formidable arme pour faire basculer la société et amener plus de justice, de liberté, d’égalité. « Qu'on le sache une fois le résultat le plus caractéristique de la Révolution, c'est après avoir organisé le travail et la propriété, d'anéantir la centralisation politique » Pour lui, il était indispensable que la masse prolétarienne prépare une révolution afin d’abattre le capitalisme dont la seule finalité est d’écraser la masse pour le bénéfice exclusif de quelques-uns (je l’écris de façon très schématisé). Il fallait que la classe ouvrière prenne conscience qu’elle est une force indispensable pour faire fonctionner le pays, qu’elle fasse valoir ses droits.

    Alors que le capitalisme est plus puissant que jamais, que la classe ouvrière toujours plus exploitée 150 après, nous démontre que Proudhon était un précurseur, un visionnaire. Son objectif principal a toujours été le bonheur du peuple. Il était et se dénommait ainsi, le 1er anarchiste

     

     

    Être gouverné

     

    Être gouverné, c’est être gardé à vue, inspecté, espionné, dirigé, légiféré, réglementé, parqué, endoctriné, prêché, contrôlé, estimé, apprécié, censuré, commandé, par des êtres qui n’ont ni titre, ni la science, ni la vertu…

     

    Être gouverné, c’est être à chaque transaction, à chaque mouvement, noté, enregistré, recensé, tarifé, timbré, toisé, coté, cotisé, patenté, licencié, autorisé, admonesté, empêché, réformé, redressé, corrigé.

    C’est sous prétexte d’utilité publique et au nom de l’intérêt général être mis à contribution, exercé, rançonné, exploité, monopolisé, concussionné, pressuré, mystifié, volé ; puis, à la moindre réclamation, au premier mot de plainte, réprimé, amendé, vilipendé, vexé, traqué, houspillé, assommé, désarmé, garrotté, emprisonné, fusillé, mitraillé, jugé, condamné, déporté, sacrifié, vendu, trahi, et pour comble, joué, berné, outragé, déshonoré.

     

    Voilà le gouvernement, voilà sa justice, voilà sa morale ! Et qu’il y a parmi nous des démocrates qui prétendent que le gouvernement a du bon ; des socialistes qui soutiennent, au nom de la liberté, de l’égalité et de la fraternité, cette ignominie ; des prolétaires qui posent leur candidature à la présidence la République !”

    Pierre-Joseph Proudhon, “Idée générale de la révolution au XIXe siècle”

     

    Aujourd’hui encore, être gouverné, ça reste tout ça. Au fond rien n’a changé.

     

    http://www.dailymotion.com/video/x48q2g_la-bande-a-bonnot_news

     


    La bande à Bonnot par CrazyKeiKo

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