• Marie-Odile ASCHER – Pain amer

    Marie-Odile ASCHER – Pain amer

     

     

     

     

     

    L’histoire débute lors de la guerre civile opposant, en Russie, les fidèles du Tsar Nicolas II, l’armée blanche donnant ensuite le nom de Russes blancs, au Bolcheviks, les rouges communistes. Les Bolcheviks ayant gagné, plusieurs centaines de milliers de Russes s’expatrient, on parle de près d’1,5 millions d’hommes, femmes et enfants.  Près de 400 000 d’entre eux arrivent en France et remplaceront la main d’œuvre manquante notamment comme ouvriers chez Renault, chauffeurs de taxi ou couturières pour les femmes…

    Parmi eux, le vieux général Igor Andreïevitch Sandansky et 3 de ses fils, dont Vladimir le père de l’héroïne du roman Marina, qui vont partir en exil vers la France en 1920.

    C’est ainsi que naquit Marina à Belfort avant la famille forte de 7 enfants ne rejoigne la Côte d’Azur, Vence plus précisément. S’écoule une vie heureuse et calme. Marina a 17 ans et suit des études brillantes. Elle tombe amoureuse de Marc jeune étudiant en médecine et très vite ils se promettent l’un à l’autre.

    Mais un Russe reste russe dans l’âme quoiqu’il arrive et lorsqu’en 1946, Staline promet l’immunité et une vie de rêve aux Russes expatriés, les parents de Marina prennent la décision de rentrer en famille. Marina, persuadée de pouvoir revenir auprès de son amoureux, les suit pour les aider à s’installer.  Mais les choses ne se passent pas du tout comme ça.

    L’étau communiste se referme sur eux et la misère, les brimades, la terreur deviennent leur lot quotidien. Les portes de la Russie se sont fermées à jamais et le retour vers la France est désormais impossible. Mais l’être humain est ainsi fait qu’il finit toujours par s’habituer à tout et réussi à trouver le meilleur dans le pire.

    On voit combien le poids de la propagande peut influer sur des destins. Historiquement, le fait est vrai. Au retour en Russie, les familles sont séparées. 1/3 de ces gens mourront de la famine, la maladie ou dans les camps. Staline, le petit père du peuple russe a apporté la misère et la terreur à son peuple sauf pour l’intelligentsia, bien évidemment.  J’ai trouvé ce roman bouleversant, on y trouve une page d’histoire mais aussi une histoire d’amour perdue. Je le conseille vivement.

    Ce 1er roman de l’auteure a reçu  le Prix Hisler-Even 2011.

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