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    Un homme vivait avec un petit singe et un petit âne. Le petit singe était très vif et ne cessait de sautiller sur le toit de la maison. Fier de lui, son propriétaire vantait son intelligence à qui voulait l’entendre.

    Le petit âne se le voyait toujours cité en exemple ; il aurait bien voulu lui aussi pouvoir sautiller sur le toit de la maison. Un jour, grimpant sur la réserve de bois adossée au mur, il réussit enfin à attendre sur son passage. Son propriétaire le ramena au sol puis lui donna une rossée mémorable.

    Le petit âne ne comprit pas : « J’ai enfin réussi à faire ce que le petit singe fait toujours. Lui est cité en exemple et moi je suis rossé. Pourquoi ? »

                                                                   Extrait du Tchouang-tseu

     

    Conte populaire chinois : le petit âne et le petit singe

     

    Nombreux sont ceux qui font la même expérience. Trop souvent nous cherchons à coller aux attentes d’autrui, renforçant ainsi avec zèle des critères communément admis par la société.

    Ce qui est à la mode, populaire, impose des tendances qui trop souvent induisent notre cœur en erreur pour qu’il se conforme aux critères admis de tous.

    (…) Plus que jamais notre regard doit sonder notre coeur, plus que jamais nous devons procéder à l’introspection, plus que jamais nous devons renoncer aux critères et aux jugements extérieurs pour déterminer nos véritables forces.

    Yu Dan « le bonheur selon Tchouang-tseu

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  • Juste de belles images de notre chère nature sur une douce musique pour un instant de quiétude.

     

     


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  • Un instant de grâce à écouter en se laissant emporter.

     

    https://www.youtube.com/watch?v=a4kSXxl0DCs


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    « Un charpentier du nom de Shi se rendait dans le pays de Qi quand son chemin croisa un chêne. L’arbre était vénéré par les gens du coin, qui le considéraient comme une émanation du génie du sol.

    L’ombrage du chêne pouvait permettre à plusieurs milliers de bœufs de prendre le frais en même temps, il  mesurait cent pieds de circonférence et était aussi haut qu’une montagne. Pour atteindre ses premières branches, il faillait grimper plusieurs toises.

    Cet arbre attirait les foules, et pourtant le charpentier Shi passa sans même lever la tête. Son apprenti lui demanda : « Une aussi belle pièce de bois, et vous ne lui accordez pas l’ombre d’un regard ? » 

    Le charpentier Shi répondit :   « Ce genre d’arbres est inutile, son bois ne vaut pas grand-chose. Si l’on en fait des bateaux, ils ne tiendront pas longtemps sur l’eau ; si l’on en fait des cercueils, ils pourriront très vite ; si l’on en fait des ustensiles, ils se casseront en moins de deux ; si l’on en fait des portes, elles suinteront ; si l’on en fait des piliers, ils seront rapidement vermoulus. Cet arbre n’est donc vraiment bon à rien. »

    La nuit venue, le charpentier Shi rêva que le chêne s’adressait à lui en ces termes : « Si j’avais été bon à quelque chose, comment aurais-je pu atteindre pareille taille ? Tu dis que je suis un arbre inutile. Mais si j’étais utile, ne m’aurait-on pas déjà abattu depuis longtemps ? Pourrais-je avoir atteint  une telle taille et être encore ici aujourd’hui ? »

    L’arbre inutile poursuivit : « Regarde les arbres fruitiers et toutes les cucurbitacées : en voilà qui sont considérés comme utiles. Chaque année ils prodiguent leurs bienfaits, et tous les couvrent d’éloges. Or, les grosses branches sont brisées tandis que les plus menues ploient sous la charge. Tous ces fruits qu’ils s’évertuent à produire année après année, à peine ont-ils mûri que les hommes viennent les en déposséder. C’est bien parce qu’ils sont utiles qu’ils se nuisent à eux-mêmes et périssent prématurément ; c’est bien parce que je suis inutile que j’ai pu me préserver aussi longtemps. Voilà ma grande utilité. »   

     

                                 Adaptation d’un extrait du Chapitre IV « le monde des hommes »

     

     

    Histoire d’un arbre tirée du Tchouang-tseu

     

     

    Un arbre ne saurait avoir pour vocation de devenir poutre ; il devrait pouvoir s’épanouir jusqu’à atteindre le Ciel et ainsi devenir objet de vénération pour tous. Cette histoire de Tchouang-tseu nous parle aussi, à nous qui vivons dans une société donnant la primauté au succès et à l’immédiateté des avantages.

    Nous portons souvent un jugement définitif et borné sur les choses à l’aune de leur utilité ou de leur inutilité immédiate. Or, c’est quand on accepte d’élargir son regard qu’on comprend ce que signifie être promis à de belles choses, être véritablement utile.

                                                                   Yu Dan « le bonheur selon Tchouang-tseu »

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    https://www.youtube.com/watch?v=iliKiPYvl40 

     

    Extrait du spectacle « one earth tour »

     

    Kodo est un groupe de percussionnistes  japonais originaire de l'ile de Sado (ouest du Japon) jouant sur des tambours géants : les taïkos accompagnés parfois par la flûte en bambou et le luth traditionnel. C’est une tradition ancestrale qu’ils perpétuent lors de leurs spectacles.

    Hormis le son méditatif (kodo veut dire soit "battement de coeur" soit "enfant du tambour"), il y a une esthétique de la gestuelle rendant le spectacle plus fascinant encore.

    Mais le spectacle ne se contente pas de la percussion, il y a autour toute une scénique chorégraphique autour. C’est un peu comme si l’âme de la gestuelle rejoignait celle du son, des battements. Autant les battements du cœur soutiennent la vie, autant les battements des taïkos soutiennent les mouvements (qu’ils soient issus du percussionniste ou d’une chorégraphie). La performance physique est impressionnante surtout sur les plus grands des taïkos allant jusqu’à 3,70 m de diamètre : les o-daiko.

    https://www.youtube.com/watch?v=C7HL5wYqAbU

     

     

    Le groupe diffuse ainsi dans ses spectacles un message humaniste, pacifiste, écologiste et exhortant à se diriger vers un monde de respect et de partage.

     

     

    https://www.youtube.com/watch?v=Uka0ULO1szE 

     

     

     

    https://www.youtube.com/watch?v=UnfQe1h5ntE 

     

     

     

    Et le fabuleux spectacle complet : Live at the Acropolis

    https://www.youtube.com/watch?v=aP4olLN9RhU 

     

     

    Leur site internet : http://www.kodo.or.jp/member/index_en.html 


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